Présentation de Florence Folliot

Bonjour à toi, fidèle lecteur de mon Blougue !

Aujourd'hui, je vais te parler de Flo, sculptrice totalement allumée que j'adore. Comme elle n'a pas encore de site, je vais donc te la présenter, vu qu'elle participera à l'aventure de l'exposition Joueurs. A moins que ses démons ne lui arrachent les bras par inadvertance lors de leurs séances de chatouilles quotidiennes, je sais qu'elle sera là, fidèle au poste, entourée d'une armée de sculptures gigantesques.


 

Et comme un bonheur n'arrive jamais seul, voici pour toi, fidèle lecteur avide de nouveauté, un texte écrit par Françoise et décrivant l'univers de Florence :

Au Rendez-Vous de la Mort Joyeuse

 

Il y a du David Cronenberg et du Bram Stoker chez Florence Folliot. Avec un zeste de Chaplin et un soupçon de Carmencita… Il y a de la douleur et de la mort, mais aussi une truculence de vie qui affleure sous les membres défaits et les corps torturés. Une sorte de « Jardin des supplices » où l’on découvrirait des serpentins et des langues de belles-mères dissimulés entre chevalets et écarteleurs. Florence Folliot est une femme dangereuse, c’est peut-être même une sorcière.

Elle travaille sur et dans la chair. Sa matière, ne vous fiez pas aux apparences, ce n’est pas la résine, la ferraille ou le bois, c’est l’humain, avec ses viscères, ses cellules, ses fluides et le sang rouge qui affleure sous la transparence des peaux. Folliot rêve de comprendre « comment ça fonctionne », « pourquoi il y a de l’être plutôt que rien ». Elle marche, défricheuse de territoires effrayants, déchiffreuse de nouvelle chair.

Et puis, de temps en temps, au détour d’une Reine Géante et sûrement cannibale, voisinant avec une autre pièce de cet immense échiquier terrestre dont nous faisons tous partie, pions qui s’effondreront inéluctablement un jour, surgit une créature anthropomorphe, maigrelette et rigolarde, « Ca m’gonfle » lance-t-elle avant de disparaître dévorée par la nuit. Ses auspices sont multiples, tantôt elfe, tantôt gnome distordu, elle jongle avec nos désirs et nos terreurs. Peut-être veut-elle nous ramener simplement à cette vérité stoïcienne : ce qui est difficile à regarder en face, c’est moins notre propre déchéance, notre propre mort, que celle des autres…

Chez Folliot on retrouve ainsi toutes les icônes de nos peurs enfantines. Alice est là, près de la Reine Rouge, et Barbe, pardon, le Roi Bleu et ce Fou de Chat du Cheshire dont le sourire, suspendu dans l’air nous rappelle sans cesse à l’ordre de la mémoire.

Elle, elle danse, petite Banshee égarée sous la lune, elle lutte pour nous dire qu’au fond rien n’est grave, qu’il faut apprendre à « vivre avec ». Elle tourne dans ses jupes noires et pourtant chamarrées pour nous rappeler que les nuits sont aussi belles que les jours, que les hivers sont aussi ludiques et dorés que les printemps. Elle nous répète que nous sommes encore vivants, encore pleins de passions et de sève et qu’il est bon de se le dire à chaque instant et d’en jouir à chaque instant. Elle nous cloue au fronton de cette évidence : toute vie se doit d’être savourée comme un déjeuner de soleil puisque viendra assez tôt l’ultime souper...

Françoise Le Braz


A venir, une autre page consacrée à Florence, où je te présenterai son travail de manière plus détaillée. Sois patient, fidèle lecteur de mon blougue, tu seras bientôt récompensé...

 

 

 
 


Commentaires

merci

 Magnifique, je l'ai reconnue immédiatement, mais avec surprise et admiration quand même, dans ses sculptures et dans son visage. Comme dans un rêve. Il faudrait un monde parallèle et plusieurs vies pour avoir le temps de  comprendre et d'aimer certaines personnes. Ces textes de présentation nous y aident. Je vais aller délirer un peu sur ses gigantesques sculptures. Et sur les œuvres de l’auteur de ce blog, que je trouve très intéressantes. Bonne continuation à l'association.

J'espère que tout va bien pour toi, Florence.
Mathieu Boulier, 18 ans après.

J'aime bien le texte de

J'aime bien le texte de Florence :) actualite israel